Les Pastas Party fêtent leurs 4 ans d’existence : retour sur une magnifique aventure humaine
Il y a plus de 5 ans, ma semaine était rythmée par mon passionnant travail de journaliste et par mes dimanches soir à la maison, où je recevais de plus en plus de monde pour la Pastas Party. Des gens s’invitaient chez moi au dernier moment, des personnes que je ne connaissais pas s’incrustaient, on riait, dinait, et on filait gentiment se coucher vers 23h, satisfaits de cette fin de week-end. La Pastas Party, c’était mon jardin secret, mon petit plaisir en plus, des débats un peu fous avec mes potes, qui me disaient : « Tu nous quittes pour faire à manger à des inconnus ».
De fil en aiguille, alors que je n’imaginais même pas en faire une activité, la presse commença à s’intéresser au phénomène. Le magazine féminim Biba racontait en 2006 dans un article que j’étais une « adepte du sweet dating. Tous les dimanches soirs, c’est Pastas Party. Soit au moins dix célibataires de mon entourage réunis autour d’un plat de coquillettes… ». Puis, quelque temps après, c’était au tour d’Ariel Wizman dans une émission tendances sur Canal +, de mettre à l’honneur ce phénomène. Si vous voulez voir à quoi ressemblait une Pastas Party à l’époque dans mon salon.
Puis, soudain, j’ai eu un déclic. Et si j’osais le pari fou de faire la même chose dans un restaurant avec plus de monde, mais avec toujours la même ambiance. Amusée par le projet, je me lance le défi. La première Pastas Party grandeur nature a lieu le 17 juin 2007.
Le restaurant était celui d’un ami, le Bistrot d’en Face à Paris dans le 15ème arrondissement. Les gâteaux au chocolat, servis en dessert, venaient de la boulangerie Paul, voisine. Le vin était offert par un producteur, Chamarrée. Çà sentait l’amateurisme, mais le résultat était au-delà de mes espérances : 50 célibataires réunis, une super ambiance, un dimanche soir qui s’éternise au-delà de minuit.
Mais le plus surprenant fut cette question : « c’est quand la prochaine ? »… Alors je me suis prise au jeu, et la prochaine eut lieu le mois suivant, en juillet 2007. Pendant un an, je jonglais avec mon métier de présentatrice de JT et ma toute petite entreprise, les Pastas Party. Un des plus grands producteurs de pâtes, Barilla, a voulu rejoindre l’aventure. Les médias parlaient de plus en plus du concept. Je m’amusais, sans penser à plus loin. Jusqu’au jour où j’ai compris que les Pastas Party, cela allait devenir mon quotidien et ma vie.
On était en juin 2008, et là j’ai tout plaqué : la sécurité, le CDI dans un grand journal, la carrière prometteuse de devenir une grande journaliste, pour me lancer dans un pari encore plus fou : celui de devenir chef d’entreprise et de développer partout les Pastas Party. Le site ne comptait que 2.000 membres, les Pastas Party n’étaient que parisiennes…Et pourtant, j’y croyais. Je croyais en ce concept que j’avais inventé de toutes pièces, j’y croyais car dans un monde où on se parle de moins en moins, j’étais ravie de recréer un peu de lien social, un lien dans le réel bien loin des sites de rencontres sur internet.
En septembre 2008, la boule au ventre, je lance les Pastas Party à Lyon. Loin de mes bases, sans connaître personne, je me demande quel sera le résultat. Et là encore, belle surprise, les Lyonnais viennent en nombre, me réservent un super accueil et me donnent surtout l’envie et la conviction d’aller encore plus loin. Ce sera Aix en Provence, puis Nantes, Bordeaux, Strasbourg, en tout plus d’une vingtaine de villes en France…Au gré des lancements, je découvre à chaque fois des personnes qui ont une envie commune : rencontrer des gens nouveaux, étendre leur cercle de connaissances, mais sans chichis, sans prise de tête.
Cette envie, je la partage avec tous les Pastas friends et avec mes équipes depuis le début de cette aventure. Nous n’avons qu’une obsession : faire que ces soirées gardent un esprit d’abord convivial, bon enfant et surtout très loin des clichés des soirées pour célibataires. En Pastas, on ne vient pas chercher l’homme ou la femme de sa vie, mais on vient découvrir de nouvelles têtes, sans tabou, sans appréhension et sans arrière pensée. On se fait des ami(e)s, on tisse des relations, on se trouve même un job, et parfois on tombe amoureux, on se marie et même on fait des bébés. Le premier bébé Pastas Party, Louise, née au printemps 2008, me procure un bonheur fou, le premier d’une longue série. Que de jolies histoires en 4 ans, grâce à vous, mes chers Pastas friends.
Vos encouragements, vos éclats de rire, votre bonne humeur, vos compliments, vos remerciements mais aussi vos critiques, vos doutes sont mon moteur. C’est ce qui me donne envie chaque jour de continuer, d’aller de l’avant et d’étendre le concept davantage.
Car je crois plus que tout dans un monde où on se parle, où on échange, où l’autre est essentiel et ne se résume pas à une fiche sur Internet.
Amicalement
Héloïse Dion*
Fondatrice des Pastas Party
4 ans, 40.000 membres, 23 villes de présence…Depuis leur création, les Pastas Party ont fait des petits, sans perdre leur âme. Pour fêter cet événement, une grande soirée anniversaire aura lieu le 3 juillet prochain à Paris. Où que vous soyez en France, vous êtes les bienvenus pour assister à cette fête exceptionnelle et dansante.
*Héloïse Dion vient d'être choisie, aux côtés de cinquante autres entrepreneurs, pour représenter la France lors du prochain G20 à Nice. La ministre de l'Economie Christine Lagarde a officiellement présenté cette délégation le 16 juin 2011 lors d'une conférence. "Je suis très flattée de faire partie de la délégation française, souligne Héloïse Dion. Ce sommet sera l'occasion de donner envie à d'autres jeunes de se lancer et de leur dire, que malgré les difficultés, il faut foncer. Car une France sans entrepreneur est une France sans avenir".
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