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Le prochain, c’est le bon!

17 Fév 2011

Combien de fois n’avons-nous pas prononcé cette phrase, bien décidé(e) cette fois à trouver le prince charmant, la femme idéale, enfin tout simplement quelqu’un de gentil(le), d’attentionné(e) et qui nous rendra heureux (se). Mais pour que le prochain soit vraiment le bon, ou la prochaine, vraiment la bonne, c’est selon, il vaut mieux avant s’y être préparé(e). Tour de piste avec Bénédicte Ann, love coach, et auteur de « Le Prochain, c’est le bon ».

Qu’est ce que conseillez-vous à quelqu’un qui souhaite vraiment rencontrer quelqu’un ?
Pour vivre une jolie histoire, il faut tout d’abord être bien clair avec son passé. Car bien entendu si on est encore amoureux de son ex ou même si on ressent de la haine envers lui, on forme en quelque sorte un couple virtuel avec son ancien compagnon. Du coup, nous ne sommes pas réellement disponibles pour rencontrer quelqu’un, notre cerveau et notre cœur étant eux tout occupés à ressasser des souvenirs. Une fois ce point précisé, il est indispensable d’arrêter de se fier à des croyances négatives. Les femmes disent souvent que les hommes sont infidèles et lâches et les hommes pensent que les femmes sont vénales et compliquées…Si à la place, on se dit qu’on va rencontrer quelqu’un d’authentique, loyal et généreux, on a de fortes chances de croiser cette personne.

Parfois, même en étant la personne la plus positive de la terre, ce n’est pourtant pas si facile….
Oui, c’est vrai. Mais avant de rencontrer l’autre, il faut se connaître et s’analyser. Nous devons tous se poser les bonnes questions : « quelle histoire ai-je envie de vivre ? », « Est ce que je suis plutôt indépendant ou fusionnel ? », « Est ce que la fidélité est importante à mes yeux »…Il est important de savoir où on va et de ne pas faire d’arrangement avec ses valeurs. Trop souvent, je rencontre des femmes qui me disent : « Il ment, mais il est tellement sexy »…A coup sûr, ces femmes seront malheureuses sur le long terme car la franchise et l’authenticité, pourtant importantes pour elles, sont, dès le début de l’histoire, bien mises à mal.

Vous nous parlez beaucoup de nous-mêmes, mais une rencontre, cela se fait pourtant à deux.
Bien entendu, et ce sera mon dernier conseil. Il faut regarder, et surtout écouter l’autre. Pour réussir une vie à deux, il faut savoir où en est l’autre dans sa propre vie. Une femme de 35 ans divorcée avec deux enfants n’a pas les mêmes attentes qu’une femme célibataire de 35 ans. La première voudra sûrement s’amuser un peu avant de rencontrer un homme qui acceptera ses enfants, la seconde cherchera sûrement à s’engager et à fonder une famille. Il en est de même pour les hommes. Ne pas regarder et ne pas écouter l’autre, c’est se priver de plein d’indices afin de savoir où nous irons (ou pas) ensemble.
 

Pourquoi c’est si compliqué aujourd’hui de rencontrer quelqu’un ?
Avant, il y avait un modèle unique : le mariage et les enfants. Aujourd’hui, il existe tellement de modèles différents : le mariage bien entendu, mais aussi le Pacs, le concubinage, le chacun chez soi, le libertinage, la virginité jusqu’au mariage, les poly-amoureux…Tellement de façons donc de vivre à deux qu’on n’en finit par être perdu. Du coup, plus personne n’a la foi et plus personne n’ose tenter quelque chose de sincère, de peur de souffrir ou de ne pas être aimé en retour.

 

Une dernière question, beaucoup de femmes de plus de 50 ans nous disent à quel point il est difficile de rencontrer quelqu’un. Peu d’hommes disponibles et trop intéressés par des plus jeunes…
Je ne suis pas du tout d’accord. Dans la réalité, 80% des hommes de plus de 50 ans veulent faire une rencontre et 80% des femmes du même âge ne veulent pas rencontrer quelqu’un. Elles sont (enfin) divorcées, comblées, ont des enfants, des petits-enfants, des tas d’occupations, du coup elles souhaitent que le prochain assure vraiment. Et bien entendu, vous vous en doutez, le prochain n’assure jamais vraiment assez… Surtout, elles ont bien plus envie de tendresse que de sexualité, et çà les hommes le sentent. C’est pourquoi, elles ont le sentiment de ne jamais être courtisées. Les femmes de 50 ans et plus qui rencontrent des personnes et qui vivent de belles histoires sont celles qui sont en phase avec leur sensualité.

A vous entendre, le couple serait une finalité, ne peut-on pas être un célibataire heureux ?
Bien entendu qu’on peut l’être. Mais attention à ne pas se mentir à soi-même, trop de gens disent « célibataire, cela me va très bien, alors qu’ils rêvent de rencontrer quelqu’un ». J’ai rencontré une femme récemment qui a lu mon livre et qui m’a dit : « Finalement, je me rends compte que ma vie avec mes chats et mes chiens me va très bien, je croyais vouloir rencontrer quelqu’un mais en fait non, je suis bien comme çà… ». Etre un célibataire heureux, cela demande aussi du recul.

La rédaction de Pastas Party